La presse:objectivité ou subjectivité?

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Dans le journalisme, l’information passe avant l’opinion de celui ou celle qui écrit.  L’esprit critique exige néanmoins un travail d’objectivité. Il ne faut pas oublier dans cette profession le détail de l’observation des faits, la rigueur du raisonnement, le savoir et la vérité qui exigent une certaine forme de liberté d’expression modérée ou non. Il y a néanmoins un certain regard de sobriété dans le dépouillement de l’actualité conformément à certaines directives imposées par la presse écrite qui s’est fixée une autre vision d’aborder les événements pour se différencier, mais aussi parfois en raison des contraintes de pagination ou encore pour “mieux vendre”, s’il faut faire référence à l’aspect financier.

Cependant l’écriture caractérisée doit être axée sur l’essentiel de l’événément, en montrant, en disant, en mettant en avant, mais en restant neutre. Ce métier de journaliste c’est un petit peu comme celui d’un chercheur scientifique qui observe, établit son rapport en fonction des faits. Ce qui est le plus important, c’est de pouvoir garantir la pluralité des opinions en communiquant. Cette forme d’analyse , d’écoute, d’observation permet néanmoins de débattre et de garantir la liberté d’expression d’une façon équitable entre les différents protagonistes de notre société diversifiée et émergente. Le fait est donc sacré. Comme dirait Denis Diderot ” Ce n’est pas assez qu’un journaliste ait des connaissances, il faut encore qu’il soit équitable, qu’il ne déguise rien, qu’il n’altère rien.” Le métier pourrait se résumer à quelques mots qui sont le savoir, la vérité et la liberté mais en réalité, il va beaucoup plus loin car il y a une bonne part du travail qui consiste à l’observation, à l’analyse, à la vérification et au classement avant d’écrire un papier et d’informer.

L’action, le temps et le langage

La mission de l’analyse démontre que deux personnes amenées à traiter un même sujet l’aborderont différemment et ceci bien indépendamment des circonstances de l’analyse c’est là ou pourrait intervenir un certain degré de subjectivité, c’est ce qui fait aussi l’originalité du média presse écrite, c’est que l’information est traitée à l’origine en toute objectivité et ensuite elle est amenée à prendre différentes directions, la priorité demeure néanmoins le sujet principal. L’observateur est parfois asservi à la rapidité du devoir d’informer, ce qui fait qu’il n’a pas forcément le temps et les moyens pour prendre du recul par rapport à son observation. Il peut travailler dans la spontanéité en suivant la modernité des techniques de communication. Rendre compte, oblige souvent à réagir vite, ce qui peut ne plus garantir une stricte objectivité. Chaque journaliste est un homme, qui a un regard, une vision, néanmoins possède-t-il un certain degré de subjectivité dans son langage?  Certains penseraient peut-être que oui en se disant que les mots et les images ne sont jamais neutres. Paul Valéry lui expliquerait sans doute dans ses propos que : ” On a beau faire croître l’effort, il n’en résulte jamais qu’une évidence qui est l’impossibilité de séparer l’observateur de la chose observée.” Pour intéresser un lecteur avons nous forcément besoin d’émouvoir, il faut garder à l’esprit un certain devoir de subjectivité dans le choix des sujets mais également dans l’analyse et dans le style. Ce que nous pouvons retenir de tout cela c’est que sans commentaire, sans analyse, sans point de vue d’autrui l’article n’existe pas car il doit aussi apprendre un fait dans un style qui accroche et au niveau de la compréhension, celle-ci doit être à la portée de l’événement et du plus grand nombre de lecteurs. Le journaliste est objectif, mais fait aussi partager ce qu’il a vu, approché et compris et c’est ici que pourrait intervenir une certaine forme de subjectivité. La priorité pour tout journaliste étant d’éviter de déformer la vérité. Le lecteur peut lui aussi posséder un certain sens subjectif et critique, car il est aussi capable de se faire une opinion ou une idée sur ce qu’il va lire, voir et comprendre, c’est aussi une certaine forme de relativité. En conclusion on pourrait se dire certainement peut-être que chaque être humain que nous sommes sait à la fois être objectif et subjectif. Alfred Sauvy lui déclarerait sans doute que ” Dans un milieu où les mobiles sentimentaux tiennent la place essentielle, l’observateur objectif est associal, avec tous les risques de cette situation.”

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